À l’arrivée de la pleine lune, mes intuitions s’en trouvent renforcées. Quatre jours avant, je m’entends parler, à ma voisine de ma meilleure amie ANNE DE BEAUVALET de Lisieux en Normandie :
 «Eh dire, que notre dernière vue physique remonte à trois années déjà ! Je devais aller en Normandie fêter mon anniversaire et cause covidienne,   mon déplacement festif s’en est trouvé annulé ! »
Le premier septembre en milieu de matinée, j’écoute son message sur la boîte vocale, Anne me dit :
«  Ouvre ton portail, reste a la maison, un gros colis arrive. »
Dubitative et très intriguée, j’en réfère à Gil :
« Bizarre « La Beauvalet » envoie un gros colis, sans doute pour fêter ton anniversaire ! »

La journée sprint se déroule avec un rendez-vous sur Villeneuve le matin, à quatorze heures un goûter anniversaire, à dix sept heures arrivée de nos amis bretons de Brest, et à ce moment-là, je pense que la livraison sera pour demain. Discussion allant bon train, depuis une demi-heure, un moteur vrombit, en haut de la côte, et un véhicule marque un arrêt et part tourner en fond de cour. Gil s’empresse de sortir, revient et m’apostrophe : « c’est pour toi, viens voir !»
J’entends une voix féminine, je distingue deux personnes, et je me dis que Gil connaît les livreurs. Je monte les cinq marches et sors. Et là : les larmes de joie inondent mon visage et mon cœur d’amitié s’emballe !
Elle sort, en furie, du véhicule, nous nous empoignons, nous nous embrassons, nous nous serrons très fort dans nos bras, nous entamons une danse et nous rions, nous rions, comme deux adolescentes de quinze ans ! Nos maris en retrait, observent stoïquement la scène, nos amis bretons, au regard étonné, assistent aux retrouvailles surprises, tous sont immobiles, et nous les filles nous exultons de bonheur ! 
« Mais euh ! comment ! quelle surprise ! oh la la la ! quel bonheur que de te voir et de te serrer tout contre mon cœur ! »
Je me ressaisis et m’empresse de saluer Philippe et de lui demander s’il n’est pas trop fatigué par la route : Anne ne conduisant que très peu. Nous les invitons à rentrer et se désaltérer. Nous faisons les présentations réciproques entre les Bretons et les Normands : surtout ne pas confondre la frontière des départements, lieu stratégique, âprement discuté depuis toujours ! Nos Bretons prennent congés afin d’aller se changer pour mieux revenir à vingt heure : heure de l’apéritif fixer chez nous avec tous les voisins du Pech de Grézac, pour fêter leur passage avant d’aller dîner au Restaurant Le Bistrot du Stelsia, situé à Saint-Sylvestre sur Lot à quelques cinq kilomètres de là. Anne et Philippe y ont retenus une chambre, à l’hôtel quatre étoiles pour la nuit, depuis le temps que je vante les mérites de ce lieu magnifique assidument fréquenté, confirmé par de nombreuses photographies envoyées ! Je suis bluffée par son arrivée, par sa réservation de chambre, par son sourire espiègle et heureux : elle m’a déroutée par son audace. A mon corps défendant : ils n’ont pas pris de vacances depuis dix longues années. Alléluia !

PAR CHANTAL ART-DY

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