Tout a débuté par un mois d’août ensoleillé, une réunion de bureau ordinaire pour préparer l’organisation d’un événement privé.

Au fil de nos échanges, un des membres a évoqué l’absence d’une personne pour faire « un des êtres de lumière ».

Un long silence s’en est suivi.

Soudain, il sombra dans ses pensées, me regarda et me demanda : »ça te dirait de le faire ? »

Dans une période un peu sombre de ma vie, les premiers mots qui me vinrent à l’esprit furent « vous n’y songez pas mon ami ! »

Cependant, j’ai mis ma réponse en veilleuse pour mieux faire germer cette idée.

La date choisie me fit rougir, le jour de mon anniversaire.

Vous savez, le seul jour où tu dois te rappeler de ton âge et compter combien d’années se sont écoulées depuis ton jour de naissance.

Me voilà bien dans l’embarras.

Moi qui songeais à faire la bougie, je me retrouvais en pleine lumière.

Après avoir courageusement accepté, pleins d’aventures ont commencé.

Le costume, comment sont vêtus les êtres de lumière ? je dois dire que j’avais jamais eu l’occasion d’en croiser avant.

Ce dont je me souviens c’est que mes neurones ont surchauffé.

En épluchant les photos des événements passés, ce personnage était caractérisé par un corps drapé et une tête couronnée de bougies.

Ni une, ni deux, ma maison s’est transformée en atelier de confection et le cœur à l’ouvrage.

Seulement avec mon crâne arrondi, comment faire tenir ces bougies ?

Après les neurones, c’est la tête qui s’est creusée.

Aussi, il me fallait trouver une surface plane afin d’éviter de devenir une torche humaine consumée par la chaleur de la cire, ou pis que ça, devenir une poupée de cire.

Finalement, mon choix s’est orienté vers la confection d’une protection de la tête à l’instar d’un apiculteur. Autant avoir une tête happy si elle décidait de s’enflammer.

Le jour venu.

Je riais jaune, blanche comme une morte et à l’intérieur l’incendie du trouillomètre était enclenché.

Il faisait un temps de chien, aucun doute le soleil s’était caché sur les têtes des êtres lumières.

Enfouis dans une grotte troglodyte où pourtant ce n’était pas les grosses chaleurs.

L’heure de la cérémonie retentit, tous étaient à son poste.

Je blêmis, pendant le déroulé de la soirée, il fallait, en outre, chanter et énoncer un texte pour que d’autres interagissent.

Le moment venu, mon cœur prit le pas sur le son des cloches et me voilà toute chantonnant.

Bien m’en a pris, mon rôle a quelque peu dû être écourté.

Mes bougies ont fondu comme neige au soleil !

Aucun mot ne sortit de ma bouche, honorant un de mes êtres de lumière, Charlie Chaplin, le silence est d’or, dont la seule présence illuminée les regards se passant de mots.

Patatras, je m’égare, entendant le son des cloches, il me fallait vite prendre la poudre d’escampette pour éviter que ma tête ne soit la prochaine victime d’un réel incendie.

Tout est bien qui finit bien.

Cette soirée fut bien arrosée par une bouteille d’eau pour éteindre mes bougies et m’éviter d’y perdre la tête.

PAR CAILES

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