Il est minuit, le train ne va pas tarder à partir, il faut que je me dépêche de grimper à bord. Chose faite, j’entends le chef de gare, siffler le départ. Je me trouve une place parmi la foule de voyageurs et patiente quelques instants. Cette perle de beauté face à moi, n’arrête pas de me fixer du regard, mais l’instant ne s’y prête pas. Quelques instants plus tard, je me lève de mon siège et avance en direction des couchettes. Le lieu est désert, ça tombe bien, pour ce que je m’apprête à faire! 
J’ouvre lentement la porte qui coulisse légèrement et me laisse entrapercevoir, ma cible. Cet homme brun au visage dégarni, dort paisiblement, sans se douter une seule seconde, des choses affreuses, que je compte lui faire subir.   Le noir absolu nous entoure.

Je sors mon poignard de ma poche droite, me dirige vers lui telle une marquise se rendant à son bal et lui tranche la gorge, d’un coup net. Le sang gicle dans tout l’habitacle. Il se débat, appuyant sa grosse main sur sa gorge pour stopper l’hémorragie, mais l’hémoglobine qui en résulte est trop abondante, il s’écroule sur le lit, raide mort. Je regarde autour de moi et aperçois une paire de menottes déposée près de ses bagages. Je les ramasse, l’attache au pied du meuble et tire le signal d’alarme. Il est temps pour moi de quitter ce lieu et de rejoindre le second sur ma liste. Une longue route m’attend.

PAR JOËLLE LAURENCIN

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