Ils sont là ! Et ils squattent, les fourbes. Impossible de les faire déguerpir, ils ont investi mon espace vital et se croient littéralement chez eux. Rien à faire, c’est la misère… Plus un moment de tranquillité, plus un espace à moi, plus un moment de silence.

Alors jusqu’à présent je m’accommodais assez bien de leur présence, car je ne les voyais pas toute la journée. Le matin, le soir, la nuit, parfois un peu plus, mais c’était tout. Je pouvais profiter de mon chez moi en toute quiétude, et, surtout, SEUL, le reste du temps.

Je ne sais pas ce qui leur a pris : depuis quelques temps ils ont décidé de rester. Tout le temps. Jour et nuit. Et ils ne sortent jamais, ou presque. C’est l’enfer, vraiment. Je ne sais pas ce qui s’est passé subitement, mais en tout cas je le vis très mal.

Heureusement que je peux continuer à prendre l’air sur le toit et à m’isoler de toute cette agitation malsaine. Parce qu’en plus de squatter, ils n’arrêtent pas de chercher à me faire des caresses et des câlins, c’est insupportable !

Je n’ai jamais compris les humains. Je n’ai pas vraiment cherché, certes, mais là c’est peine perdue. Ils me désespèrent. On vivait pourtant en bonne intelligence jusqu’à présent : on me donnait des croquettes et on changeait régulièrement ma caisse, normal, on payait le loyer pour habiter quelques heures par jour chez moi, qui y reste tout le temps.

Depuis qu’ils restent à l’intérieur aussi longtemps que moi, ils n’ont même pas augmenté la portion de nourriture ! Enfin, à part la leur, évidemment. Egoïstes. Et ils pensent que c’est en me couvrant de grattouilles que la situation va s’améliorer ? Sérieusement ?

Je pourrais m’en moquer complètement, et d’habitude c’est ce que je fais concernant les affaires des humains. Je m’en tape royalement. Mais là, c’est allé trop loin. Ils se sont enfermés chez moi, je ne sais pas combien de temps je vais devoir endurer ça. Trop, c’est trop.

Bon, ils finiront bien par ressortir un jour, mais est-ce que leur vie aura radicalement changé ? Je n’en sais rien. Il me tarde en tout cas de retrouver la mienne, de vie. Ma tranquillité. Personne dans mon canapé quand je sieste. Des petites caresses mais pas trop souvent. Merde, quoi.

Ah si seulement les humains étaient comme moi…bah. Laisse tomber. Je suis tellement au-dessus de tout ça. J’espère en tout cas que le fait de rester tout le temps avec moi leur apprendra quelques trucs, comme le calme, le détachement, les joies simples. Bref, la vraie sagesse des chats !

Par Pluminkaa

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